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User / SINDO MOSTEIRO / Sets / Moraña
Sindo Mosteiro / 6 items

N 12 B 512 C 6 E Dec 1, 2004 F May 9, 2016
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Fotografía tomada coa vella Zenit-122 en decembro de 2004

“O Cristo, tu que por las manos extendidas de Daniel en la fosa, has encadenado las terribles fauces del león...”

Gregorio Nacianceno (330-390), Poesía autobiográfica.

"Los leones no osaban tocarlo porque veían brillar en él la antigua imagen del rey de la naturaleza y se acercaron a él con la misma sumisión con la que se habían acercado a Adán cuando este les puso nombre”

Juan Crisóstomo (347-407), Sobre el Génesis.

MÚSICA: Más vale trocar - Juan del Encina ( 1468 - 1529)
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N 13 B 5.5K C 12 E Dec 1, 2004 F Apr 13, 2015
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Fotografía tomada coa vella Zenit-122 en decembro de 2004.

Le Vieux saltimbanque

Partout s'étalait, se répandait, s'ébaudissait le peuple en vacances. C'était une de ces solennités sur lesquelles, pendant un long temps, comptent les saltimbanques, les faiseurs de tours, les montreurs d'animaux et les boutiquiers ambulants, pour compenser les mauvais temps de l'année.
En ces jours-là il me semble que le peuple oublie tout, la douceur et le travail; il devient pareil aux enfants. Pour les petits c'est un jour de congé, c'est l'horreur de l'école renvoyée à vingt-quatre heures. Pour les grands c'est un armistice conclu avec les puissances malfaisantes de la vie, un répit dans la contention et la lutte universelles.
L'homme du monde lui-même et l'homme occupé de travaux spirituels échappent difficilement à l'influence de ce jubilé populaire. Ils absorbent, sans le vouloir, leur part de cette atmosphère d'insouciance. Pour moi, je ne manque jamais, en vrai Parisien, de passer la revue de toutes les baraques qui se pavanent à ces époques solennelles.
Elles se faisaient, en vérité, une concurrence formidable : elles piaillaient, beuglaient, hurlaient. C'était un mélange de cris, de détonations de cuivre et d'explosions de fusées. Les queues-rouges et les Jocrisses convulsaient les traits de leurs visages basanés, racornis par le vent, la pluie et le soleil ; ils lançaient, avec l'aplomb des comédiens sûrs de leurs effets, des bons mots et des plaisanteries d'un comique solide et lourd comme celui de Molière. Les Hercules, fiers de l'énormité de leurs membres, sans front et sans crâne, comme les orangs-outangs, se prélassaient majestueusement sous les maillots lavés la veille pour la circonstance. Les danseuses, belles comme des fées ou des princesses, sautaient et cabriolaient sous le feu des lanternes qui remplissaient leurs jupes d'étincelles.
Tout n'était que lumière, poussière, cris, joie, tumulte; les uns dépensaient, les autres gagnaient, les uns et les autres également joyeux. Les enfants se suspendaient aux jupons de leurs mères pour obtenir quelque bâton de sucre, ou montaient sur les épaules de leurs pères pour mieux voir un escamoteur éblouissant comme un dieu. Et partout circulait, dominant tous les parfums, une odeur de friture qui était comme l'encens de cette fête.
Au bout, à l'extrême bout de la rangée de baraques, comme si, honteux, il s'était exilé lui-même de toutes ces splendeurs, je vis un pauvre saltimbanque, voûté, caduc, décrépit, une ruine d'homme, adossé contre un des poteaux de sa cahute; une cahute plus misérable que celle du sauvage le plus abruti, et dont deux bouts de chandelles, coulants et fumants, éclairaient trop bien encore la détresse.
Partout la joie, le gain, la débauche; partout la certitude du pain pour les lendemains; partout l'explosion frénétique de la vitalité. Ici la misère absolue, la misère affublée, pour comble d'horreur, de haillons comiques, où la nécessité, bien plus que l'art, avait introduit le contraste. Il ne riait pas, le misérable! Il ne pleurait pas, il ne dansait pas, il ne gesticulait pas, il ne criait pas ; il ne chantait aucune chanson, ni gaie ni lamentable, il n'implorait pas. Il était muet et immobile. Il avait renoncé, il avait abdiqué. Sa destinée était faite.
Mais quel regard profond, inoubliable, il promenait sur la foule et les lumières, dont le flot mouvant s'arrêtait à quelques pas de sa répulsive misère ! Je sentis ma gorge serrée par la main terrible de l'hystérie, et il me sembla que mes regards étaient offusqués par ces larmes rebelles qui ne veulent pas tomber.
Que faire ? A quoi bon demander à l'infortuné quelle curiosité, quelle merveille il avait à montrer dans ces ténèbres puantes, derrière son rideau déchiqueté ? En vérité, je n'osais ; et, dût la raison de ma timidité vous faire rire, j'avouerai que je craignais de l'humilier. Enfin, je venais de me résoudre à déposer en passant quelque argent sur une de ses planches, espérant qu'il devinerait mon intention, quand un grand reflux de peuple, causé par je ne sais quel trouble, m'entraîna loin de lui.
Et, m'en retournant, obsédé par cette vision, je cherchai à analyser ma soudaine douleur, et je me dis : Je viens de voir l'image du vieil homme de lettres qui a survécu à la génération dont il fut le brillant amuseur ; du vieux poète sans amis, sans famille, sans enfants, dégradé par sa misère et par l'ingratitude publique, et dans la baraque de qui le monde oublieux ne veut plus entrer !


Charles Baudelaire, Petits Poèmes en prose, 1869

MÚSICA: Guillaume de Machaut: La Messe de Nostre Dame - Gloria
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N 14 B 513 C 6 E Dec 1, 2004 F May 9, 2016
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Fotografía tomada coa vella Zenit-122 en decembro de 2004

CAPÍTULO 40 - Da medida da bebida

Cada um recebe de Deus um dom particular, este de um modo, aquele de outro; por isso, é com algum escrúpulo que estabelecemos nós a medida para a alimentação de outros; no entanto, atendendo à necessidade dos fracos, achamos ser suficiente, para cada um, uma hêmina de vinho por dia. Aqueles, porém, aos quais Deus dá a força de tolerar a abstinência, saibam que receberão recompensa especial.

Se a necessidade do lugar, o trabalho ou o rigor do verão exigir mais, fique ao arbítrio do superior, considerando em tudo que não sobrevenha saciedade ou embriaguez. Ainda que leiamos não ser absolutamente próprio dos monges fazer uso do vinho, como em nossos tempos disso não se podem persuadir os monges, ao menos convenhamos em que não bebamos até a saciedade, mas parcamente, porque "o vinho faz apostatar mesmo os sábios". Onde, porém, a necessidade do lugar exigir que nem a referida medida se possa encontrar, mas muito menos ou absolutamente nada, bendigam a Deus os que ali vivem e não murmurem: antes de tudo exortamo-los a que vivam sem murmurações.

Bieito de Nursia, Regula Sancti Benedicti, s. VI

MÚSICA: Juan del Enzina (1468 - 1529) - Hoy comamos y bevamos
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N 7 B 304 C 5 E Dec 1, 2004 F Jan 1, 2017
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Fotografía tomada coa vella Zenit-122 en decembro de 2004.

Avisados de uma estrela, três Reis partem pela posta,
A buscar um Rei nascido, a quem Céu e Terra adoram.
Com amor e fé caminham, não pondo tempo, nem hora,
Porque quando o Céu avisa, é delito haver demora.
Embarcam-se em uma nau, navegando vento em popa,
Porque quem com Deus navega, o mar e o vento lhe sopra.
O gajeiro, que da gávea, reconhece já a costa,
«Terra, terra!», diz a vozes e respondem-lhe de proa: (…)
Já se descobre Belém, já se vê toda Lisboa,
Os Reis se vestem de gala que os aguarda a gente fora.
Entram dentro e admirados de ver humilhada a Glória,
Põem os joelhos em terra e o Menino Deus adoram.
Despedem-se e o Menino a Sua bênção lhes bota,
E sua mãe lhes diz também: «Ide com Deus em boa hora!»
Tornam à nau e o piloto, já com o apito na boca,
Dá sinal que levem ferro, e a tosca celeuma soa.

Cantar de reis tradicional portugués (axeitado por Carlos Patiño no 1647).

MÚSICA: "Não tendes cama bom Jesus não" (vilancete) - Anónimo de 1490 (interpretado por Segréis de Lisboa e Coro da Câmara de Lisboa).
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UNDER THE ROUND TOWER

‘Although I’d lie lapped up in linen
A deal I’d sweat and little earn
If I should live as live the neighbours,’
Cried the beggar, Billy Byrne;
‘Stretch bones till the daylight come
On great-grandfather’s battered tomb.’

Upon a grey old battered tombstone
In Glendalough beside the stream,
Where the O’Byrnes and Byrnes are buried,
He stretched his bones and fell in a dream
Of sun and moon that a good hour
Bellowed and pranced in the round tower;
(...)

W.B. Yeats (1865–1939). The Wild Swans at Coole, 1919.

MÚSICA: Liam O'Flynn -
Sliabh na mBan
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